DEUX LIVRES pour les francophones: “La petite mort de Virgile” (Christian Rauth) + “On n’enterre jamais le passé” (Nicolas Duplessier) 1


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J’ai téléchargé les deux livres au hasard, car je voulais lire des romans policiers en français, mais j’ai trouvé plusieurs coïncidences:

  • dans tous les deux, il s’agit de disparitions et / ou des morts (ce n’est pas surprenant pour les romans policiers) ;
  • dans les deux cas, le personnage principal est un détective d’une compagnie d’assurance ; je ne savais pas que ce métier existait, mais il semble qu’en France (et probablement dans d’autres pays aussi), en cas de réclamation de sommes importantes, les compagnies d’assurance veulent s’assurer que personne ne veut les tromper ;
  • dans les deux romans, il y a au moins une histoire d’amour (encore une fois, ce n’est pas nécessairement quelque chose qui sort de l’ordinaire dans les romans policiers) ;
  • le style alerte, les phrases courtes et dynamiques et les personnages pittoresques dominent les deux créations (et c’était à mon goût) ;
  • dans le premier livre, plus que dans le deuxième, il y a beaucoup de personnages, donc vous avez besoin d’un cahier pour noter, surtout si votre lecture s’étendra sur plusieurs jours ; j’ai utilisé le smartphone.

“La petite mort de Virgile” (Christian Rauth)

J’ai apprécié l’abondance des détails. L’action est ancrée dans l’actualité et les descriptions rendent tout le texte très crédible. Pas étonnant, compte tenu de l’équipe qui a aidé l’auteur, une équipe qu’il remercie à la fin du livre.

C’est une action pleine suspense, d’humour et d’ironie, dans laquelle les personnages voyagent beaucoup. L’histoire est dominée par la mort suspecte d’un homme d’affaires. Le détective de la compagnie d’assurance découvre un monde plein d’intrigues, où les riches détiennent le contrôle et changent des situations qui seraient autrement considérées comme des coïncidences.

“À quelques pas de leur table, le téléphone de l’hôtesse d’accueil sonna. Timon venait de trouver le numéro du restaurant.
– Le Panda Noir, j’écoute ? C’est pour une réservation ?
– Non, c’est pour du pain. Table 12. Si ça ne vous ennuie pas, j’aimerais déguster votre dos de daurade avec un peu de pain.
– Pardon ? La fille balaya la salle des yeux pour trouver le cinglé qui l’appelait. Le mobile à l’oreille, Timon agitait sa corbeille de pain vide.
– Table 12, mademoiselle ! Elle le répéra. Un serveur se précipita sur-le-champ une corbeille de pain à la main. Peck souriait à Timon, béat d’admiration.
– Putain, vous êtes un marrant, vous !”

J’ai également apprécié le dénouement prolongé. Contrairement aux romans policiers dans lesquels tout se termine brusquement, nous avons ici quelques explications et une fin qui nous rend content.

“On n’enterre jamais le passé” (Nicolas Duplessier)

Contrairement au détective du premier roman, qui est calculé, professionnel et gentleman, le deuxième livre nous offre un ancien flic qui a des problèmes avec l’alcool et qui chante dans un groupe de rock, comme hobby. Mais ces petits défauts ne l’empêchent pas de bien faire son travail.

L’action ici est du type “la personne inappropriée au mauvais moment”, donc le personnage principal est impliqué dans des situations qui sortent de l’ordinaire. J’ai apprécié que la petite histoire d’amour n’est pas évidente depuis le début, mais elle est soigneusement construite, étape par étape.

— T’es fragile des bronches ?
— Putain, je n’ai pas une vie facile ! OK, la situation est sans espoir. Téma dans quel milieu sordide on crèche avec ma daronne ! On va finir par bouffer les joints de fenêtres ! Trop la hess quoi, alors Lily, c’est genre ma porte de sortie de cette galère.
En l’écoutant me raconter sa vie avec son argot de jeune, je sens une pulsion remonter de mon bide et me vois lui balancer mon poing dans la gueule.
— Évite un peu les digressions, Cosette, on n’a pas toute la journée.
Il s’approche, parle à voix basse pour qu’Emmanuelle ne l’entende pas.
— Ce fils de pute me tenait par les couilles, c’est pour ça que je n’avais pas d’autre choix que de marcher ! Il savait que je dealais et menaçait de tout balancer aux parents de Lily.
— Donc ce mec t’a demandé de voler les cumengéites.
— Bravo, Captain Obvious ! J’empoche le fric et basta. Mais ce connard me l’a fait à l’envers. Lundi matin j’avais rencard pour les lui filer et empocher ma thune. Mais je me suis bien fait baiser parce que mon fric, bah y en a pas ! Ça m’a grave vénère.

Si dans le premier livre il y a de nombreux voyages en train et en avion, dans le deuxième il s’agit de beaucoup de poursuites en voiture. J’ai apprécié l’humour tout au long du livre, mais aussi l’argot (vous avez besoin d’un dictionnaire à côté du livre) qui transforme également ce livre dans un roman actuel.


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DADA

“Non, c’est pour du pain. Table 12.” Rien que pour avoir repris cette phrase et ton papier donne envie de lire le livre !